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ALERTE ! La Roumanie veut la peau de ses ours !
Fée-Clochette a écrit : "Il
y a quelques jours, la chaîne TF1, lors de son journal télévisé de 20h00,
s’est fait l’écho des pratiques révoltantes de chasse à l’ours qui ont
toujours cours en Roumanie et que Cyber-Nature avait déjà dénoncées il
y a quelques mois.
A la suite de notre mobilisation, la Commission Européenne s’était alors émue
de ces quotas de chasse et demandait des comptes à la Roumanie, le
président Jacques Chirac lui-même, en avril 2004, s’était publiquement
déclaré en faveur des ours.
Les autorités de ce pays avancent en effet un chiffre de 6.000 plantigrades
en prétendant que ces animaux « pullulent » (ils ignorent apparemment tout de
la biologie du plantigrade pour proférer de telles sottises ! !), et
permettent la pratique de méthodes douteuses et révoltantes pour exterminer
ces animaux et octroyer des permis de chasse aux chasseurs étrangers désireux
de s’approprier des trophées. En réalité, on peut d’ores et déjà
avancer le chiffre approximatif total de 2.000 ours pour la Roumanie.
Mr László Szeley-Szabó, président de la fondation AVES, et interrogé lors de
ce reportage dénonce cette surestimation qui fait peser de lourdes menaces
sur le futur des ours bruns en Roumanie, et rappelle qu’en 10 ans, la
population ursine a chuté de 40 à 60% selon les régions..
Avec le faible taux de reproduction de l'ours brun (une portée d'un ou deux
oursons tous les trois ans, dans le meilleur des cas), il est évident que ces
prélèvements ne peuvent être absorbés par la natalité.
Nous vous rappelons les illégalités constatées :
- Quotas de chasse basés sur les effectifs surestimés, sans recensement
scientifique réel. (La loi prévoit de prélever 10% seulement de la
population).
- Emploi de charognes infestées par différentes maladies, utilisées comme
appât. (90% des ours sont contaminés par la trichinellose).
- Contamination des animaux domestiques par les cadavres utilisés comme appât
pour l'Ours.
- Utilisation de postes d'affût fermés pour la chasse à l'Ours
- Chasse à l'Ours dans les tanières d'hivernation
- Administration irresponsable et illégale de la réserve de gibier
- Spécialisation insuffisante des gardes-chasse (un stage de 30 jours).
- Braconnage.
Pour un responsable de l’office national des forêts de Romsilva, Armand
Chiriloiu, la chasse à l'ours devrait même s'intensifier, car le
nombre de plantigrades est encore "trop grand pour maintenir l'équilibre
écologique".
L’intérêt économique est de taille car la chasse leur rapporte quelque
3,5 millions d'euros par an. Plus de 90% de cette somme provient de chasseurs
étrangers, « qui ne rechignent pas à payer même 20.000 euros
pour un ours", affirme M. Chiriloiu.
La Roumanie accueille chaque année plus de 2.000 chasseurs, et parmi eux, des
français, espagnols, allemands, américains et des arabes.
Le roi Juan Carlos d'Espagne lui-même a récemment participé à
une partie de chasse dans les Carpates et abattu deux ours et plusieurs
sangliers (bel exemple n’est-ce pas...).
Les agences de chasse qui fleurissent sur internet et offrent leurs services
aux chasseurs étrangers, paient des rabatteurs lors de ces chasses organisés,
le plus souvent des paysans du voisinage. Lorsqu’un groupe de
touristes-chasseurs et son guide arrivent sur le lieu de chasse, une centaine
de rabatteurs les précèdent, le gibier n’a aucune chance de
s’échapper.
Le gouvernement roumain rejette donc en bloc les critiques des associations
de protection de la nature et a récemment annoncé avoir augmenté les quotas
de chasse pour 2005 de 300 à 342 ours. Plutôt que de miser sur un
tourisme vert, respectueux de l’environnement, ou de favoriser les chasseurs
d’images, la Roumanie compte bien exterminer les prédateurs et empocher le
pactole. Aucun membre du gouvernement ou responsable officiel ne semble
conscient du fait que lorsque la source de leurs revenus sera tarie (et les
grands animaux massacrés), il ne restera plus rien…
Cette course au profit immonde, ce massacre programmé de la faune sauvage
doit être stoppé. Non seulement l’Europe doit impérativement faire
respecter le statut protégé de l’ours brun, mais les touristes de tous les
pays doivent boycotter la Roumanie. Ne nous rendons pas complices de la
disparition de l’ours.
Cyber Nature demande qu'une étude scientifique approfondie de la situation
ursine en Roumanie soit effectuée afin de réévaluer les quotas de chasse, qui
sont largement sur-estimés. En attendant, nous vous invitons à signer
nombreux la pétition mise en place par la Fondation AVES.
Pour signer la pétition, cliquer sur ce lien : http://www.avestours.ro/ursusarctos/protest/
Sylvie CARDONA"
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